SOPK, endométriose, fibromes : les vraies causes

SOPK, endométriose, fibromes : les vraies causes que les spécialistes ne cherchent pas

Petite mise en situation : Tu as un diagnostic, peut-être depuis des années. SOPK, endométriose, fibromes ou kyêtes ovariens. On t’a plus ou moins expliqué ce que c’est et tu as du te contenter de cela. Dans « le meilleur » des cas pour ne pas souffrir, on t’a peut-être proposé la pilule pour te réguler, une intervention chirurgicale pour retirer les fibromes ou un traitement hormonal pour bloquer tes hormones. Mais personne ne t’a expliqué pourquoi ton corps a développé ces pathologies…

La médecine traditionnelle traite les symptômes, et c’est son rôle. Mais elle ne cherche pas systématiquement les causes profondes. Elle n’a pas le temps, ni les outils diagnostiques standard pour le faire, c’est une réalité.

Ce que j’essaie de t’apporter avec cet article, c’est exactement ce que ton gynécologue n’a probablement pas eu le temps de te dire. Les mécanismes réels de l’SOPK, de l’endométriose et des fibromes. Le rôle de l’inflammation, du microbiote, des perturbateurs endocriniens et de la charge énergétique utérine. Et bien évidemment, ce que tu peux mettre en place naturellement en complément de ton suivi médical.

Si tu ne me connais pas, je suis Hélène BEAR, Naturopathe et experte en santé anti-inflammatoire Féminine. J’accompagne des femmes avec ces diagnostics depuis 2018. Ce que je vais te partager ici, c’est ce que j’observe quotidiennement, appuyé par les données scientifiques les plus récentes pour apporter plus de poids à cet article.

Ce que la médecine traditionnelle ne cherche pas

Je suis obligée de faire un petit disclaimer avant de commencer : la médecine n’est pas l’ennemi. Un gynécologue compétent est un allié indispensable. Il peut diagnostiquer, surveiller l’évolution, proposer les interventions nécessaires. Ce que je remets en question ici, c’est l’exclusivité de cet approche symptomatique que beaucoup ne comprennent pas.

Quand une femme arrive avec un SOPK, la réponse standard est souvent la pilule pour réguler les cycles. Lorsqu’elle a une endométriose, c’est la pilule en continu ou une chirurgie. Quand elle a des fibromes, c’est de la surveillance ou l’ablation. Ces réponses ne sont pas fausses en soit, parce qu’elle soulèvent les symptômes.

Mais… elles ne posent pas la question essentielle :

Pourquoi mon corps a-t-il créé ces pathologies ? Qu’est-ce qui, dans mon environnement intérieur et extérieur, a créé les conditions favorables au développement de ces pathologies ? Et qu’est-ce qui les entretient mois après mois ?

Ce sont ces questions que la consultation standard de 15 minutes n’a pas le temps d’explorer. Et c’est là que l’approche Naturopathique et anti-inflammatoire prend tout son sens, non pas en remplaçant le médical, mais en l’approfondissant.

Le dénominateur commun : la dominance oestrogénique

Le SOPK, l’endométriose et les fibromes sont des pathologies qui peuvent te sembler très différentes. Et pourtant elles partagent presque toutes un terrain commun sous évalué systématiquement : la dominance oestrogénique.

La dominance oestrogénique ne signifie pas nécessairement que tes oestrogènes sont trop élevés dans ton bilan sanguin (article à découvrir : Pourquoi tu es fatiguée même avec un bilan sanguin parfait ?). Elle désigne un état dans lequel les oestrogènes sont élevés par rapport à la progéstérone, ou dans lequel l’organisme ne parvient plus à éliminer correctement ses oestrogènes usés. Ils vont s’accumuler et créer un excès qui alimente directement les pathologies.

L’endométriose est une maladie hormono-dépendante. Les lésions d’endométriose répondent aux oestrogènes : elles augmentent sous leur influence et régressent quand les oestrogènes diminuent. Un terrain de dominance oestrogénique alimente directement la progression des lésions. La pilule en continu ou le blocage hormonale traite ce symptôme en supprimant le cycle. Mais dès l’arrêt, si la cause de la dominance oestrogénique n’a pas été traitée, les lésions reprennent forcément.

Les fibromes utérins sont des tumeurs bénignes et la croissance est directement stimulée par les oestrogènes et l’insuline. Plus le terrain est inflammatoire et oestrogénique, plus les fibromes ont les conditions favorables pour se développer. C’est pour ça qu’ils apparaissent rarement avant la puberté et régressent souvent après la ménopause : les principaux carburants diminuent.

Le SOPK est un syndrome complexe et multifactoriel. La résistance à l’insuline joue un rôle dans la majorité des cas. Mais un terrain inflammatoire chronique et un exces d’oestrogènes non éliminés contribuent à perturber l’axe hypothalamo-hypophysaire, ce qui empêche l’ovulation normale. La pilule masque ce dysfonctionnement en imposant un cycle artificiel. Elle ne corrige pas la résistance à l’insuline, l’inflammation ou encore le déséquilibre du microbiote.

L’SOPK, l’endométriose et les fibromes sont tous associés à un état d’inflammation chronique de bas grade. C’est une vérité scientifique importante à comprendre.

L’inflammation chronique silencieuse ne fait pas de fièvre et ne se voit pas dans les bilans standard. Mais elle crée un environnement qui favorise la prolifération cellulaire anormale, perturbe la signalisation hormonale, altère la réponse immunitaire et aggrave les douleurs pelviennes.

Dans l’endométriose spécifiquement, l’inflammation est à la fois une cause et une conséquence. Les lésions produisent des prostaglandines pro-inflammatoires qui créent les douleurs. Mais c’est aussi un terrain inflammatoire préexistant qui a permis à ces lésions de s’installer et de se propager sans être éliminées par le système immunitaire.

Pour les fibromes, l’inflammation locale et systémique entretient leur progression. Les cytokines inflammatoires stimulent la croissance des cellules musculaires lisses de l’utérus. Et pour le SOPK, l’inflammation chronique est l’une des voies qui perturbe la signalisation de l’insuline, aggravant la résistance insulinique.

La question que personne ne te pose en consultation : quelle est la source de ton inflammation chronique ? Alimentation ultra-transformée, dysbiose intestinale, stress chronique, exposition aux toxines, allèrgie alimentaire non diagnostiquée ? Chaque femme a ses déclencheurs spécifiques. Et c’est précisément ce qu’une approche personnalisée permet d’identifier.

L’oestrobolome : le lien entre microbiote et pathologies utérines

C’est l’une des découvertes les plus importantes de la recherche en santé féminine de ces dernières années. Et elle est encore très peu connue, y compris des spécialistes, d’où l’importance d’être à l’affut des évolutions de la santé féminine.

L’oestrobolome est une communauté spécifique de bactéries au sein de ton microbiote intestinal, dont le rôle est de réguler le métabolisme des oestrogènes. Ces bactéries produisent une enzyme, qui détermine si les oestrogènes usés sont correctement éliminés par les selles ou réabsorbés dans la circulation sanguine.

Des études montrent que les femmes atteintes de SOPK ont une diversité bactérienne intestinale plus faible que les femmes sans SOPK. Cette dysbiose contribue à la fois au déséquilibre hormonal et à la résistance à l’insuline.

Ce que cela signifie concrètement : tu peux prendre toute la progéstérone naturelle du monde, supprimer les phyto-oestrogènes, éviter les xenoestrogènes, si ton oestrobolome continue de réabsorber des oestrogènes usés, le déséquilibre sera toujours présent. La santé du microbiote intestinal n’est pas optionnelle dans le traitement de ces pathologies, elle est centrale.

Les perturbateurs endocriniens sont des molécules chimiques capables d’imiter, bloquer ou perturber le fonctionnement de tes hormones. Ils sont présents dans ton plastique alimentaire, tes cosmétiques, tes produits ménagers, l’eau du robinet, les pesticides dans les fruits et légumes non biologiques. Oui, ils sont énormément présent.

Le bisphénol A, les phtalates, les parabens, les dioxines et certains pesticides sont des xeno-oestrogènes : des molécules qui se fixent sur les récepteurs à oestrogènes de ton corps et les activent, ajoutant une charge oestrogénique artificielle à ta charge hormonale naturelle. Cette exposition quotidienne et qui se cumule est documentée comme facteur aggravant de l’endométriose, des fibromes et du SOPK.

Pourtant, lors de ta consultation gynécologique, personne ne te demande dans quels contenants tu chauffes tes repas, quels cosmétiques tu utilises, quelle eau tu bois. Ce ne sont pas des questions médicales standard, mais ce sont des questions qui ont un impact direct sur ton terrain hormonal.

  • Plastiques alimentaires : bannir le chauffage au micro-ondes dans des récipients plastiques, privilégier le verre et l’inox.
  • Cosmétiques : éliminer les produits contenant des parabens, des phtalates, du triclosan. Passer au minimum à une marque clean certifiée.
  • Alimentation : privilégier le biologique notamment pour les fruits et légumes les plus chargés en pesticides, ou du moins les aliments les moins traités possibles et bien lavé avant chaque préparation.
  • Eau : filtrer l’eau du robinet avec un filtre à osmose inverse ou boire de l’eau en bouteille.
  • Produits ménagers : utiliser des alternatives naturelles (vinaigre blanc, bicarbonate, savon noir) pour les tâches domestiques du quotidien.

Ton utérus porte aussi des énergies qui aggravent ces pathologies. Dans mon programme sur l’utérus, j’enseigne comment comprendre et libérer les énergies accumulées dans l’utérus : traumas, relations intimes, héritages familiaux… Une dimension que la médecine traditionnelle n’aborde jamais, mais que je vois jouer un rôle réel dans la santé utérine de nombreuses femmes.

Découvre le programme sur l’utérus : Comment vous détacher des énergies qui ne vous appartiennent pas

Le rôle du foie : l’organe oublié dans la prise en charge hormonale

Le foie est le principal organe de métabolisation des hormones sexuelles. Chaque mois, après que tes oestrogènes aient rempli leur fonction, le foie doit les transformer et les préparer à l’élimination. Ce processus se fait en deux phases distinctes, nécessitant des enzymes spécifiques, des acides aminés soufrés et des micronutriments particuliers.

Si ton foie est en surcharge, si tu manques de certains micronutriments, ou si tes enzymes de phase 2 sont insuffisamment actives, tes oestrogènes ne sont pas correctement détoxiés. Ils s’accumulent sous des formes problématiques, contribuant directement à la dominance oestrogénique.

Ce que tu peux faire pour soutenir la détoxification hépatique des oestrogènes : manger plus des crucifères (brocoli, chou, kale, chou de Bruxelles) qui contiennent du DIM, un composé soufré qui optimise la phase 2 de détoxification hépatique des oestrogènes. Intégrer de l’ail, des oignons et des asperges pour les acides aminés soufrés. Et penser à soutenir ton foie régulièrement, notamment avec des cures de jus adaptées.

La dimension énergétique utérine

Il y a une dimension dans la santé utérine que j’affectionne particulièrement, et que la médecine traditionnelle n’aborde pas. Non pas parce qu’elle est fausse, mais parce qu’elle n’est pas encore mesurable avec les outils scientifiques actuels.

L’utérus est un organe énergétiquement sensible. Il porte la mémoire des grossesses, des pertes, des traumatismes intimes, des relations qui ont laissé une empreinte. Dans toutes les traditions médicinales anciennes, c’est reconnu et intégré. En sophologie, en lithothérapie, dans les pratiques afro-caribean et indigènes de soin féminin, cette dimension est centrale.

Je l’observe dans ma pratique : beaucoup de femmes avec des fibromes ou une endométriose portent également une charge émotionnelle non libérée en lien avec leur utérus. Ce n’est pas toujours la cause physiologique, mais c’est souvent un élément qui entretient la tension dans la zone pelvienne, qui perturbe la circulation énergétique, et qui maintient un état de contraction chronique qui aggrave les symptômes.

Travailler sur la libération énergétique utérine en parallèle du travail physiologique, c’est soutenir l’intégralité de la femme et non seulement ses organes.

Ce que tu peux faire concrètement

5 axes sur lesquels je travaille systématiquement avec les femmes qui ont ces diagnostics

  • Journal alimentaire de 5 jours pour identifier les déclencheurs alimentaires
  • Élimination des aliments ultra-transformés, des huiles réaffinées et des sucres en excès
  • Intégration d’une alimentation anti-inflammatoire adaptée à ton profil spécifique
  • Apport en fibres prébiotiques pour nourrir les bonnes bactéries
  • Prise ciblée de probiotiques selon les souches indiquées pour ton profil
  • Soutien de la muqueuse intestinale
  • Réduction des facteurs de dysbiose : stress chronique, alcool, antibiotiques non nécessaires
  • Intégrer des crucifères quotidiennement
  • Soutenir le foie régulièrement avec des plantes hépatoprotectrices
  • Envisager une cure de jus en début de prise en charge pour alléger la charge hépatique avant de commencer tout protocole supplémentaire.
  • Audit de ton environnement quotidien : cuisine, salle de bain, produits ménagers
  • Remplacement progressif par des alternatives plus saines

Ce n’est pas une transformation du jour au lendemain, c’est une réduction progressive et durable.

Le stress chronique aggrave directement ces trois pathologies via la perturbation du cortisol, qui interfere avec la progéstérone et amplifie l’inflammation. Dix minutes de cohérence cardiaque ou de sophrologie par jour est non négociable dans tout protocole de prise en charge de ces pathologies.


Si tu veux travailler sur la dimension énergétique et émotionnelle de ton utérus, découvre le programme Comment vous détacher des énergies qui ne vous appartiennent pas et si tu veux comprendre précisément ton terrain inflammatoire, hormonal et digestif alors réserve ton analyse personnalisée et option ton compte-rendu sous 72.


Cet article est un peu technique par rapport aux autres, mais ces informations sont vraiment essentielles et j’espère que tu en as conscience 🙂

Laisse-moi un commentaire si tu as l’une de ces pathologies et que tu souhaites me partager un ressenti 😉

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